L’impact d’une nourriture grasse sur le développement cérébrale des adolescents

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Une récente étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry a révélé que les aliments à forte teneur lipidique attaquent les cerveaux des enfants. Ces derniers en créant des difficultés d’apprentissage.

Exposition du problème

Le cerveau humain a besoin d’une protéine appelée Reelin pour assurer son fonctionnement et maintenir une mémoire flexible. Cependant, il a été découvert que les « fast-food » épuisent les niveaux de Reelin chez les adolescents. De plus, il a été constaté que le mouvement de leur cerveau est de plus en plus lent. Ces jeunes gens sont également plus sensibles aux maladies mentales y compris l’Alzheimer. Le faible niveau de la protéine retarde le développement des cerveaux des enfants. En effet, les fonctions cérébrales ralentissent et entravent grièvement la flexibilité et de la mémoire comportementale.

 
Les chercheurs ont mis en garde contre l’occurrence de tels changements à un jeune âge. L’impact est bien plus grave que le fait d’être obèse ou en surpoids. Il a été observé que les dommages d’un régime alimentaire bourré de sucre et de matières grasses sont détectés dès la quatrième semaine, avant même que la personne gagne du poids. Ces dégâts sont pires sur les jeunes que sur les adultes.

Localisation de l’anomalie

L’étude a porté sur le cortex préfrontal, la partie du cerveau associée à la prise de décision, l’expression de la personnalité, le contrôle du comportement social et la planification des actions complexes. Le développement de cette partie du cerveau s’achève à la puberté. Par conséquent, les jeunes sont plus vulnérables aux traumatismes, au stress et à l’addiction aux drogues. En d’autres termes, les cerveaux des adolescents produisent moins de Reelin qui régule la connexion entre les neurones. Par ailleurs, l’insuffisance en Reelin entrave une anomalie au niveau de la plasticité des synapses et la fonction cognitive générale.

Certes, les adolescents reconnaissent des troubles de l’appétit. Mais, ils ont tendance à manger des sucreries et optent plutôt pour les repas rapides à fin d’apaiser leur faim. L’étude affirme que la qualité des aliments consommés par les adolescents peut aussi être particulièrement importante pour une maturation optimale du cortex préfrontal.

Les régimes alimentaires riches en matières grasses consommés pendant l’adolescence perturbent le fonctionnement du cortex préfrontal à l’âge adulte. Il est suggéré de maintenir un équilibre nutritionnel au cours de cette période sensible pour atteindre la pleine capacité des fonctions préfrontales.

Bien que l’étude n’a pas pu encore déterminer les mécanismes exacts par lesquels les neurones s’appauvrissent durant l’adolescence, il semble que les aliments riches en matières grasses pourraient lancer des changements dans la façon dont le cortex préfrontal des jeunes se développe.
Les résultats peuvent aider à expliquer comment les aliments et l’obésité sont de plus en plus liés à l’évolution des conditions neuropsychiatriques et neurologiques.

 
Une carence en Reelin est également une caractéristique documentée à plusieurs reprises dans les troubles cérébraux. D’un point de vue scientifique, penser aux effets négatifs des aliments malsains est toujours très inquiétant.

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