La différence entre les cerveaux des hommes et des femmes est purement mythique

L’idée que les cerveaux des hommes et ceux des femmes sont câblés de différentes réactions, perceptions et aptitudes analytiques et fonctionnelles est complètement absurde, affirme le professeur en neurologie, Gina Rippon. Elle dit que la théorie de la psychologie populaire soulignant la divergence entre les deux sexes est le fait des préjugés sexistes. « Les hommes de Mars et les femmes de Vénus » est une illusion.

Des neuroscientifiques de l’université Aston aux USA croient que toutes les différences sont créées par les normes sociales. Parallèlement, les nombreux articles sur les neurosciences qui suggèrent qu’il y a une différence structurelle entre les cerveaux des hommes et des femmes sont rudement attaqués. Ces derniers ont été utilisées dans les tentatives d’expliquer pourquoi les hommes sont censés être plus brillants dans la lecture de carte tandis que les femmes sont plus polyvalentes et assurent mieux les multitâches.

En effet, certaines personnes éprouvent une gêne quand vous parlez de différences sexuelles dans le cerveau. Toutes fois, cela à son tour provient d’une hypothèse profondément enracinée, puissante et complètement fausse.

En revanche, d’autres chercheurs affirment que les divergences existent à un certain égard mais pas dans l’absolu. Cependant, dans le monde de la recherche, les scientifiques sont avertis d’ignorer ce fait de craintes qu’ils seront classés sexistes. De plus, il a été prétendu que la majorité des médicaments ont été seulement testés sur des cerveaux masculins. De ce fait, la santé des femmes est mise en péril puisque les cerveaux des hommes et des femmes n’ont pas les mêmes réactions aux médicaments. Par ailleurs, certains médicaments pourraient s’avérer moins efficaces sur les femmes.

Il est pourtant estimé que les résultats peuvent être généralisés pour les deux sexes, ce qui pourrait mettre en danger la santé des femmes. Les médicaments qui sont utilisés pour traiter les patients atteints d’un accident vasculaire cérébral (AVC) n’agissent pas de la même manière sur les deux sexes. Probablement, les chercheurs se concentrent sur les cerveaux masculins, car le niveau d’hormone fluctue au cours du cycle menstruel de la femme, ce qui bloque la recherche.  

Parallèlement, d’autres chercheurs doutent de la nécessité de tester les deux sexes, suggérant qu’il n’y a pas de différences significatives. Ils ont mis en garde contre une telle étude, car elle pourrait nuire à la carrière d’un chercheur.