Une découverte belge pour guérir les métastases du cancer

Le cancer en lui-même n’est pas aussi mortel que les métastases qui se forment. En effet, 90 % des décès des cancéreux sont liés aux métastases. D’ailleurs, pour espérer guérir du cancer de l’estomac, il faut s’assurer du nombre de ces cellules cancéreuses qui se propagent autour de la tumeur.

Qu’est-ce qui contribue à la propagation de ces cellules cancéreuses ?

Ces tumeurs secondaires (ou encore métastases) sont créées lorsque la masse tumorale ne trouve plus d’espace viable dans la partie du corps où elle s’est initialement développée. Elle envoie ainsi des signaux stimulant la production de cellules lymphatiques pour préparer des foyers secondaires pour loger ses filleuls.

Particularité du cancer de l’estomac

Les cellules tumorales se développent le plus sur la muqueuse gastrique. Mais elles évoluent et migrent en suivant le circuit lymphatique ou la circulation du sang. On parle alors de métastases. Elles atteignent ainsi d’autres zones de l’organisme et s’y développent comme : ganglions lymphatiques, la rate, les poumons, les reins ou les os.

Du coup, lorsqu’elles se développent, nous ne pouvons plus retirer les deux tiers de l’estomac par laparoscopie  seulement mais aussi traiter ces métastases. Mais comment faire ?

Une découverte de taille pour soigner les métastases et tenter de guérir le cancer

Tout récemment, des recherches en laboratoires ont été menées par une équipe de chercheurs de l’UCL (L’Université Catholique de Louvain) pour identifier la formation des métastases et la manière d’éviter leur apparition. Sous la direction du professeur Pierre Sonveaux, les chercheurs ont trouvé que ces cellules produisaient un détritus :“le superoxyde”. 

L’idée de base pour traiter ces métastases serait de rendre ce composant inactif pour bloquer les métastases.

Une autre bonne nouvelle, que les produits testés en laboratoire sur les souris, pour bloquer le superoxyde, sont déjà présents dans certains médicaments. On les trouve dans les traitements contre la maladie de Parkinson ou l’hépatite C.

Un traitement préventif contre ces maudites métastases n’est pas loin de voir le jour.